Le monsieur au chapeau est devin. La jeune femme à ses cotés, avec un chapeau à carreaux est son épouse. Les enfants ne sont pas les leurs ! Ce sont les enfants du village. Quand nous allons au village ils savent que nous apporterons quelques bonbons et du pain. Ils ne se battent jamais, mais attendent leur tour calmement.
Dans ce village, pas d'électricité, pas d'eau sauf au puits. Je me demande souvent comment ils imaginent notre vie, peut-être qu'ils ne l'imaginent pas du tout ; leur horizon, c'est le village.
Une jeune cousine qui a 14 ans n'est allée que quelques fois à Fianar, la ville à 10 kilomètres de là ! Et encore pour quelques heures de marché, pas plus.
Pour les adultes nous apportons du toka gasy, l'eau de vie locale fabriquée sur place, on ne sait pas comment. Personne ne sait, cela dépend de ce qui est disponible. La seule constante c'est que c'est fort, très fort. Ca sert aux cérémonies, toutes les occasions sont bonnes. Puis ça sert à se saouler, une activité très prisée des hommes comme des femmes et socialement bien acceptée.
Il y a quelques années, j'avais une petite copine là bas, elle avais six ans à peu près, qui s'accrochait à moi lorsque je venais et refusait d'être ailleurs que dans mes bras, à la limite je la tenais par la main. Je lui avais appris à se servir de l'appareil photo, le gros appareil que j'avais avant. Aujourd'hui elle est partie avec ses parents vers un autre village.
Voilà une des photos qu'elle avait prise (... je ne retrouve pas ses photos).
J'avais envie de parler d'eux.
dimanche, février 09, 2014
vendredi, janvier 24, 2014
Les rastas aussi vieillissent
Prince William
Une feuille parsemée de notes éparses.
4 février (même heure)
Penser au bb
Dimanche, 10
personnes, 6 inscrits
Banque postale
certicode (?)
Si pas de réponse,
mail Ch. + SG
260/770.000
C 164 219 D 1 347 104 G 1 645 916
Celui qui m'a écrit, il m'écrit souvent, raconte des bribes
de sa vie. Une dérive lente, vers la haine des autres, de lui aussi. Un jour on s'est battus pour qu'il ne se suicide pas, aujourd'hui il trouve que Dieudonné
ne dit "pas que des bêtises". Demain ?
Petits bonheurs. Le premier, lire le journal en buvant un café
en terrasse. Il fait un peu froid, le plaisir est dans "un peu". Sur la terrasse, j'ai oublié mon parapluie et
vais le chercher l'après midi. Miracle, il y est. C'est le deuxième petit
bonheur.
Pourquoi "petit" ? Petit, petit devient grand si
le cœur s'y met.
samedi, janvier 18, 2014
Dans cet article, une révélation : Sheila était un extra terrestre !
La véritable photo de Sheila, une fois son déguisement enlevé (et une fois pendue, j'ai oublié)
Hôtels des ventes
Enfin, il y a le commissaire genre vieille France et ses
troupes affairées.
Chacun, pris à part, serait anodin. Il suffit qu'ils soient
ensemble pour que naisse l'atmosphère de la salle des ventes.
C'est arrivé une fois qu'une propriétaire était là, pour la
dispersion d'un héritage. Elle était vieille, et excitée.
Hiver
Notre esprit aime les dualités opposées, le jour et la nuit,
le vrai et le faux, le bon et le méchant (et la brute?). Pour l'hiver il y a
l'été, comme l'automne va de pair avec le printemps. Sous les tropiques les saisons
sont différentes et elles ne s'opposent pas. En fait, elles s'enroulent l'une
dans l'autre, comme le yin va avec le yang.
Il n'y a pas l'explosion de plaisir du printemps, celle
qu'on ressent quand le bon l'emporte enfin sur les méchants. C'est différent,
il faut apprendre à jouir de l'instant présent.
Echecs
Les échecs s'opposent aux réussites. Sauf quand on
"joue aux échecs". Ca parait maso, dit comme ça. Pourtant, en ce
moment je retrouve ce plaisir, sans grande réussite je dois le dire! J'ai les neurones
rouillés.
Hypothèse au mont de Vénus : une vague, de l'écume et de
l'eau douce
Hypothèse au phallus : en jouant aux échecs sur internet, il
arrive que l'on échange quelques mots (écrits) avec notre adversaire. L'un
d'eux m'a mis au défi de découvrir quel était son handicap. Je n'ai pas
trouvé mais il m'a dit qu'il était biphallique, avec deux phallus. Je me
demande encore si c'est vrai.
En attendant, pas d'hypothèse au phallus, c'est une certitude.
mercredi, décembre 25, 2013
Rectangle des Bermudes
Paresse aujourd'hui ! alors un petit texte saisi au hasard d'un tas de textes dans la mémoire de l'ordinateur.
Et une photo saisie au hasard d'un tas de photos dans la mémoire de l'ordinateur (je me rappelle, nous allions plonger dans le lagon un jour de grand calme. Pour qui sait voir, on devine la trace de la barrière de corail à l'horizon. A cause de la lumière, ce devait être le matin, sans doute une plongée dérivante hors lagon)
Petit texte de hasard :
Je la regardai, haletante et pâle. Elle avait peur, je le sentais.
Mais aussi quelque chose d'autre, inédit. L'odeur de l'inconnu, un peu épicée,
poivre et menthe.
Je lui tendis mon flingue, une balle engagée dans le canon
"Prends, on sait jamais". Elle posa sa main sur la mienne "Non,
non ça on peut pas…" me dit-elle. Sa voix était voilée, un chuchotement
sourd que j'entendis à peine.
Elle était à la croisée des chemins et le savait. Je le
savais aussi, elle pouvait encore reculer. D'un seul coup, elle rassembla tout son
courage et ouvrit la porte de la cave, derrière laquelle mugissaient cent mille
démons, nous le savions tous les deux.
Du haut de mes cinq ans, mon pistolet en plastique à la main
et cloué au sol par la terreur (en plus, il faisait presque nuit ), j'admirais
ma sœur comme jamais.
Alors qu'une larme de tristesse mêlée de fierté finissait de
couler sur mon menton menu, la porte se rouvrit à la volée. Elle était là,
sourire triomphant, tenant à la main trois plaquettes de chocolat confit aux oranges
et aux zestes de citron.
"Je dois vous
dire, Docteur, que je ne lui ai jamais pardonné de ne m'en avoir pas donné,
toute seule elle a tout mangé et c'est
moi qui ne digère pas."
mardi, décembre 10, 2013
La danse des vivants
"Personne ne naît en haissant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de son passé ou de sa religion. Les gens doivent apprendre à haïr et s'ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer car l'amour naît plus naturellement dans l'homme que son contraire"
"Le ressentiment c'est comme boire du poison et espérer que cela tuera vos ennemis"
L'effet Mandela, c'est le contraire de l'effet Bush. Tout le monde aime Mandela et chacun se
sent un peu meilleur rien qu'en pensant à lui. Bush c'était le contraire.
sent un peu meilleur rien qu'en pensant à lui. Bush c'était le contraire.
En plus Mandela a été Président.
Celle-ci que j'aime beaucoup, de Borges cette fois " le temps est un fleuve qui m'emporte mais je suis le fleuve".
J'ai lu des dizaines d'articles, de livres, d'exposés sur le seul sujet de "qu'est-ce que le temps?". Il n'y a que les poètes qui savent le dire, parce qu'ils parlent la langue d'avant la langue, ils pensent sans penser. Ils éprouvent l'immédiateté des choses avant qu'elles soient des "choses" justement.
Les peintures de Cézanne sont exactement cela, des traits, des couleurs, pas encore des formes saisies juste avant qu'elles deviennent des choses. J'ai éprouvé cette sensation un jour de chaleur où j'avais fait une sieste dans un recoin de la montagne Sainte Victoire, au moment du réveil.
Pour finir d'être pédant, Proust en parle aussi quelque part, l'instant du réveil où je ne sais pas encore que je suis "moi", je sais seulement que je vis, je le sens et je ne sais rien d'autre, comme une bête dans son antre dit-il.
Mais je ne me rappelle pas où exactement il écrit cela.
mercredi, novembre 20, 2013
Un timbre oublié
Hypothèse au tireur fou : Ne pas comprendre que l'ombre et
la lumière sont la même chose.
Hypothèse au mur d'enceinte : pour les oiseaux c'est
confortable
Il parait que Sakho a marqué deux buts hier. Vanzetti lui aurait
dit "bravo, mec" s'il n'avait pas déjà été électrocuté.
samedi, novembre 16, 2013
Un lézard jaloux
Un quartz inclus ramené de Madagascar, merveille de la nature
Je voudrais te briser et te réduire en cendres
Pour te sentir renaître sous le ciel de
décembre
Que tes cris atteignent Dieu qui tourne
la roue
Nous danserons ensemble la danse des fous
Et je saurai toujours de sublimes supplices
Je connais ta violence tu connais ma
tendresse
Et le souffle du cœur au cœur de la démence
Quand le plaisir demeure où la douleur
commence
Et je saurai toujours de sublimes
supplices
Ta peau sera salée gingembre et puis épices
Je poserai mes larmes pour mieux garder tes
armes
Je plongerai ma langue en tes lèvres
secrètes
Suspension des souffles
Au bord de la désordre prendre la démesure
Le réel se mesure à la peau décousue
Alors ouverte à tous vents il reste la
cassure
Et mes doigts t'étreignant la griffe se
rassure
Mais je saurai toujours les sublimes
délices
Et les mots les plus purs
Plus tendres que jeunes maïs
Que le soleil torture
Jusqu'à mort de la nuit
Nous irons jusqu'au bout
des plaisirs inouïs
de la danse des fous
Tu es ressuscitée ! donne moi des
nouvelles
Paraît que Dieu porte jarretelles
Pour faire chier les intégristes
Les fous d'Allah et les papistes
Puisque tu es là
Allons encore une fois une dernière fois
Au jardin des délices
Ensemble où nos corps
Tremblent. Ensemble
mercredi, novembre 13, 2013
La Révolte n'est pas un MAMMIFERE
Le Président de la République s'est fait huer par des manifestants.
La sinistrose française est quasiment prérévolutionnaire.
Que l'on songe à la lutte héroïque des bonnets rouges, aux anti-mariage gay, à
la flamme mélanchonesque, aux Fronts Nationaux anti tout, aux coiffeurs… Ah non
pas les coiffeurs. Mais ne devrais-je pas dire "pas ENCORE les
coiffeurs" ?
Ah! François, tu es mal barré. Tu es sans doute, François,
mal conseillé.
Mais je vais t'aider, je vais ici même développer un
programme d'urgence à appliquer d'urgence, en sept mesures d'urgence et une
mesurette urgente.
- la
première mesure est de baisser tous les impôts et toutes les taxes, il y
en a trop, trop lourds, trop souvent. Cela plaira aux FN anti-taxes, à la
droite, aux
poujadistesbonnets rouges - la deuxième mesure est d'embaucher un million de fonctionnaires, ce qui apaisera certainement la flamme mélenchonesque
- la troisième mesure est, dans la locution "mariage gay" de remplacer "mariage" par "marriage" avec deux "r", ce qui satisfera les anti mariage gay, lesquels à ma connaissance n'ont jamais protesté contre un éventuel "marriage gay"
- la quatrième mesure est de réduire la dette de l'Etat de moitié (environ, 53 % exactement selon mes calculs)
- la cinquième mesure est de limiter la production d'énergie nucléaire à rien et de la remplacer par des énergies alternatives
- la sixième mesure est la relance EFFECTIVE de l'industrie lourde, de l'industrie légère et celle entre les deux, rapidement et fortement, ce qui stimulera l'embauche
- Enfin, la dernière mesure est de rattraper l'Allemagne sur le plan du commerce extérieur et de prendre le leadership en Europe.
Il reste une mesurette pour le prestige du pays, éliminer Al
Qaeda et les Talibans, ça épatera les américains.
Ou bien, faire un combat de judo contre Vladimir Poutine, et gagner bien
entendu (en cachette tu te feras remplacer par Teddy Riner déguisé).
Voilà François, si tu as besoin de plus de détails tu
m'envoies un mél (tu vas y arriver ?) et je te répondrai sans faute.
Ton dévoué Jacques Fretay
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