vendredi, janvier 30, 2009
Père indien
Je suis malade.
Pour me soigner, je vais voir un très vieil homme, un indien (un à plumes). Je sais ce qu'il va faire et il le fait, il me prend dans ses bras, tendrement, comme un père aimant fait avec son enfant. Alors il chante une mélopée que je suis seul à entendre, plus précisément ce sont des vibrations que je sens et qui deviennent son. Il me lâche doucement.
Je suis guéri.
mardi, janvier 20, 2009
Précision(s)
Précision(s)
Lundi matin, France Inter nous apprend qu'un hélicoptère de l'armée française s'est écrasé lors de manoeuvres au Gabon.
Le journaliste "... des précisions par Hervé Morin, Ministre de la Défense qui s'est immédiatement rendu sur place..."
Hervé Morin "... l'accident peut être dû à une défaillance mécanique, ou à une défaillance humaine ou à une conjonction des deux, rien encore ne nous permet de le savoir. Il y a deux survivants mais ils ne peuvent rien nous dire et sur place aucun indice ne permet de comprendre ce qui s'est passé ..."
Fin des "précisions" données par le ministre de la Défense.
Rappel
Demain, Barak Obama sera investi Président des Etats-Unis, non, c'est aujourd'hui !! Si vous vous reportez à mon post du 28 Août 2008, vous comprendrez quel fabuleux destin m'attend. Ne vous inquiétez pas, il n'est pas encore trop tard pour les cadeaux. Je répète : il n'est pas encore trop tard pour les cadeaux.

Aveu
A Mada on trouve le long des trottoirs, des vendeurs de divX, films piratés et revendus une petite bouchée de pain.
J'en ai acheté plein. Et rien que de la baston, Jean Claude VanDamme, Bruce Lili, des films coréens sanglants et hallucinés, des western spaghetti etc... Jérome m'a offert des Charlot, il connait mon goût pour lui (et j'ai les Shrek que j'aime bien aussi).
Maintenant voilà l'aveu, j'aime bien les films de Jean Claude Van Damme.
Roman de gare
Nos regards… Nous nous regardions depuis si longtemps, mon amour, exactement soixante deux ans.
"Depuis que je t'ai connu" tu disais
"Depuis que je t'ai connue" je disais
Chaque matin (il n' y a pas beaucoup de matin où tu ne l'aies fait), tu te préparais face à ce miroir. Tu l'as fait pendant soixante deux ans, sept cent quarante quatre mois, vingt deux mille cinq cent quarante cinq jours.
Depuis que tu es morte, je regarde ce miroir dans l'espoir qu'il ait gardé trace de tes traits, trace d'un sourire ou d'une larme.
Je n'y ai vu que le Diable.
Je ne comprends pas pourquoi tu es là-bas
Mais peu importe. Puisque tu y es
Je t'y rejoindrai
Attends moi, attends moi
Puisque je t'aime.
fruits de palétuviers

jeudi, janvier 15, 2009
Le monde de l'Entrecrise

mercredi, janvier 07, 2009
avant Scylla
lundi, décembre 22, 2008
La télé commande

La mort du Bouddha s'appelle le Parinirvana, l'entrée dans le "plus que Nirvana". Notez que le mot "plus" n'a ici aucun sens, pourtant il est nécessaire.
"Comme un fou". Lorsqu'il eut atteint la sagesse, Confucius vécut dans la plus totale liberté sans pourtant jamais transgresser les règles. Voilà la plus totale liberté, voilà la folie.


vendredi, décembre 19, 2008
Crésus ne vit pas à Mayotte
Dans le jardin, tout pousse avec force, les mauvaises herbes en priorité.
Les routes sont défoncées, les récentes intempéries ont aggravé la situation par des tas de gros trous tout neufs.
Le long des routes, les marcheurs se protègent de la pluie sous une feuille de bananier. Dès que l'orage se calme, il suffit de quelques secondes pour que les activités suspendues reprennent, mais aussi les sons, l'agitation. Après la pluie, j'entends beaucoup de rires.
Hier, j'ai eu l'impression d'être en cristal, invisible et traversé. J'éprouvais ce qui se passait d'une façon très physique, ce n'était pas une émotion c'était comme un massage reçu de l'intérieur, doux. En même temps je n'étais pas concerné.
Cela m'arrive souvent, je ne m'en rends pas vraiment compte en général.
Jérôme m'a dit qu'il aimait bien, lorsqu'il plonge, être au dessus d'un autre plongeur parce que les bulles le chatouillent.
mardi, décembre 16, 2008
Petites pépites


jeudi, novembre 27, 2008
Au fil des oiseaux
Je ne suis pas un étranger, je ne suis pas d'ici non plus. Il en a toujours été ainsi, partout où j'ai vécu. Il m'a fallu longtemps avant de me sentir légitime.
Aux instants de calme et de silence, des mots viennent. Ils m'amusent ou m'attristent, m'intéressent toujours et puis s'en vont. Reste leur trace, une émotion.
Chez moi, les pensées vont toujours du dehors vers le dedans, comme vont ces quelques phrases. J'ai besoin d'un effort ensuite pour revenir parmi vous, les vivants.
Et j'entends à nouveau les oiseaux. Le lagon est calme.
