La science de la perspective est née avec l'invention du point de fuite, point vers lequel convergent les lignes parallèles d'un dessin ce qui procure à qui le regarde l'illusion de la profondeur.
Lorsque le point de fuite se situe à l'intérieur même du dessin, l'impression de profondeur est très forte. Ce qui fut très utilisé lorsque les peintres italiens découvrirent ce procédé et le
systématisèrent. Il y a plein d'exemples l'un des plus remarquables est une fameuse peinture de Ucello (je crois), la bataille de San Romano que j'ai eu le plaisir d'admirer alors que je visitais Florence. Ou une autre bataille, les lances et les cadavres tombés à terre alignés impeccablement.
Pour ma part lorsque ce point, censé être à l'infini, est à l'intérieur du tableau j'éprouve une sensation d'étouffement, comme si l'espace se refermait sur lui-même. Comme si il n'y avait "point de fuite".
Le tableau que j'ai choisi est pas terrible comme exemple, pas de // mais le procédé y est sûrement utilisé.
Il y a beaucoup de tableaux et dessins plus représentatifs, avec des personnages dans des déc

ors très géométriques, par exemple des carrelages au sol, tiens celui ci au détour d'internet, le pauvre Saint Sebastien peint par Mantegna.
Moi, j'aime tout particulièrement la peinture italienne de l'époque juste avant la découverte de cette perspective, 13em et 14em siècle, Giotto and predecessors and successors, les peintures dorées à l'or. Les peintres ont fait alors chanter les couleurs d'une manière extraordinaire, des couleurs simples et ce sont des tableaux qui vibrent.
Et j'adore encore plus les phrases ou les paragraphes qui commencent par "Moi..."
En allant sur Wikipdia contrôler que je ne dis pas de bêtises quant aux dates, voilà ce que je découvre "Le
pape Benoît XII, via un de ses émissaires, pressa Giotto de lui donner la plus pure preuve de son talent. Ce dernier traça alors sur une feuille destinée au souverain pontife un cercle parfait à main levée."
A travers le temps et l'espace : ce que font aussi les maîtres zen, un graphisme simple, un cercle qui pour les zenistes n'est jamais clos.
A Mayotte, pas de parallèles dans les maisons ni les routes