mardi, septembre 23, 2008

Pour en savoir plus...

La chaleur m'attendait.
A la descente de l'avion, il n'y avait personne sinon elle pour m'accueillir. De toutes façons j'avais la tête pleine des enfants, des parents, des amis retrouvés pour quelques heures, du zazen partagé avec les vieux compagnons.
Des doutes sur mon choix aussi, et très vite le plaisir de la barge, et le bric à brac désordonné et joyeux de Mamoudzou.

Enfin la vie, foutu quotidien à travers lequel je trouve mon bonheur.
E la nave va…




Je ne résiste pas au désir d'afficher quelques photos,

de Julie



de maman faisant des tresses à Jérôme.
Au fait, il y a quelques années Jé portait la crête devant. Ensuite, une sorte de crête-ponpon sur le dessus du crâne. Maintenant la crête est derrière.
Où sera t-elle, dans deux ans ?




De Johann,


enfin, papa et moi.


Et salut à tous ceux que j'ai rencontrés et à ceux que j'ai loupés.
Merci Rach pour l'appart' !!

jeudi, septembre 04, 2008

VACANCES...

VACANCES...

jeudi, août 28, 2008

Barak et moi : Chronique mal à droite


L'éléphant rose de la plge de Dapani


Aux toilettes, je feuillette le Monde Diplomatique*.
Lequel publie un article d'analyse des discours de Barak Obama. Vu de France, on l'imagine vaguement de gauche. En réalité il est "Démocrate" c'est-à-dire qu'en France il serait quelque part entre l'UMP et le Front National.
Outre le soulagement inhérent à mon passage dans les toilettes, qui retentit, c'est inévitable, sur mon humeur, voilà que l'individu me devient sympathique (voir mon post précédent : maintenant je suis de droite).

Barak et moi, nous nous ressemblons beaucoup.
Il est de droite, moi aussi, même si je suis encore gauche dans ma nouvelle posture de droite.
Il est métis, moi aussi.
Il a des enfants, moi aussi.
Il a une femme noire, moi non plus.
Il a fait Harvard, j'ai fait les Mines d'Alès.
Je déménage dimanche dans une nouvelle maison, et Barak ment.

Stupéfiant, n'est-ce pas ? Les ressemblances ne s'arrêtent pas là. Elles sont aussi numérologiques, astrologiques, et vous vous en doutiez, scatologiques. Mais il me semble que mon propos est suffisamment établi : BO et moi sommes frères cosmiques, nous avons des destins parallèles.

Donc s'il est élu Président des Etats-Unis, je serai élu, un jour, Président de la France Toute Entière. Et si vous rêvez d'un poste de ministre, de Conseiller d'Etat, d'Ambassadeur, de Gardien de Phare, si vous avez envie de connaître l'ivresse du pouvoir, la corruption, les secrets d'état, les tranches de jambon épaisses, laissez moi un message, ou mieux encore un cadeau… je verrai ce que je peux faire.


* même s'il n'est pas toujours chiant.

lundi, août 18, 2008

Jack le Reptile

La conscience est ce qui me distingue des animaux et des gens de gauche en général.
Parce que
Depuis deux mois j'ai décidé d'être à droite, une droite combative et virulente, avec l'insulte facile et au besoin à coups de points (de retraite)
J'en ai marre d'être de gauche, c'est nul, c'est même pas dangereux.

Donc
Désormais
Qu'on se le dise
Je suis de droite.
J'ai des certitudes très anciennes parce que mon paléocortex est génétiquement programmé pour voter à droite. Je cesse donc de lutter, je m'abandonne à ma part reptilienne, je suis heureux, j'ai trouvé l'équilibre.
ET
Depuis que l'équilibre règne enfin en moi, je fais pipi en plein dans la cuvette, plein centre, ça fait un goulouglougoulou terriblement précis, extrêmement à droite, je dirais même: kilométrique !!
ET
Depuis que l'équilibre règne enfin chez moi... là y'a rien d'autre qui me vient en tête et c'est le signe, que dis-je, LE signe de la normalité, quand il ne se passe plus rien, que mon cerveau est totalement disponible. Pour Coca Cola.

Reptiliens de tous les pays, unissez vous !!
du néocortex faisons table rage !!
A bas les circonvolutions ! Halte aux neurones !!
Faisons que demain soit comme aujourd'hui !!
Plus qu'aujourd'hui !!
Encore plus !!!!

Et Je veux être le chef, le grand, et je veux être riche, et je veux que les femmes m'abandonnent leurs corps !!!

A bas les synapses, non à tout !!
Halte aux choses !
Pour un cerveau lisse et plat !

Vous ne pouvez pas savoir comme ça fait du bien, d'être de droite; dilatation des organes – rien de cochon – disparition des angoisses, affirmation de soi. Même con, je vis.

Le matin, des mots me viennent, spontanément, comme ça.
Charcuterie. C'est un exemple. Couille(s), c'est un autre exemple.
Des mots simples, de tous les jours, des mots ordinaires que les hommes paléolithiques, paléopolitiques, paléoparalytiques employaient déjà.
Ca, c'est le matin aux aurores blanches, quand le vent ne sait pas encore.

Ils viennent les mots, quand je me lève et que je vais faire pipi plein centre de la cuvette des wc, ou parfois pipi sous la douche, sous la douche j'ai un sentiment de puissance encore plus grand, surtout si je pète en même temps.

Tu ne peux pas savoir si tu es une femme. Les femmes ne pètent pas sous la douche, je ne crois pas.

Voilà.

A toi, puisque tu me lis mais je ne sais pas qui tu es, tu n'es même pas de droite si ça se trouve ou même tu serais une femme, j'ai dit tout à l'heure que tu devais être une femme puisque tu ne pètes pas sous la douche : c'est une grave erreur. Quoi ? Tout.
Je sens bien que j'ai pas encore l'habitude (la droite), il faut du temps, faire émerger le cerveau reptilien ne suffit pas, il faut qu'il domine le cortex et encore plus le néocortex.
Note : le cerveau reptilien, alias "Jack le Reptile", dans "culture" il entend "cul", je simplifie mais c'est pour que tu comprennes. Le cortex entend "ture" (comme dans "confiture" par exemple) et le néocortex entend le tout mais sans forcément comprendre quelque chose tant qu'il n'en a pas assez (de culture).

Bon, je retire ma note. Elle est nulle ( "Jack le Reptile", entend "nue", vu qu'il a supprimé les deux "l", les deux ailes, les deux "elle").

Les musées, les théâtres, les conférences ça rend plus cultivés mais ça empêche le cerveau reptilien d'être aussi magnifique qu'il pourrait l'être. Aussi disponible.
Charcuterie.
Faut dire des mots comme ça de temps à autre, pour le mot lui même, il a quelque chose dans le son qui le rend rond, comme un chat qui ronronne. C'est un joli mot, charcuterie; je ne sais pas pourquoi il est de droite mais c'est comme ça… Alors que "saucisson" est de gauche, allez comprendre.

Bon, faut bosser alors à bientôt…

Jack le Reptile.

Joyeux collégiens

jeudi, août 14, 2008

DéMéNaGeMeNT


Les femmes portent ce type de maquillage



Je prépare mon déménagement.
De Mamoudzou, la ville, vers Sada au milieu d'une colline d'arbres pleine de makis voleurs de bananes.

....
Sans doute que le plan est trop petit pour y voir grand'chose (l'île est si grande ...)

Sada, c'est à l'Ouest, à peu près au milieu de l'île, en dessous de Chiconi.



Encore un peu plus au sud, il y a M'zouazia où j'aime à aller plonger.





Les rides de l'eau sont minuscules, face à l'immensité de l'Océan. Et pourtant...

lundi, août 04, 2008

VORTEX


Une profession de foi : "J'en suis sur qu'on nous prend pour des cons"


et d'autres images de la course de pneus


on retrouve Mohamed ...




Les vacances ont soulagé Mamoudzou de ses embouteillages interminables.
La ville a, encore plus, un air de province, elle fait penser à un chat maigre assoupi. Des touristes ici et là demandent ce qu'il y a à visiter. Rien. Il faut quitter la ville.

Dimanche, sur la barge qui relie Petite et Grande Terre, nous avons croisé un banc de dauphins entre les bateaux du port, une nage joyeuse et rapide. Où allaient-ils ?
Sur la barge des messieurs élégants prenaient la pose pour des photos sur fond de lagon.
Un groupe de femmes aux saluvas colorés, chatoyants même, se rendait à un m'biwi. Elles parlaient fort, riaient. Les femmes d'ici sont souvent plus bruyantes que les hommes.
Une très jolie jeune fille d'une vingtaine d'années, mince, noire, avec un air réservé était assise seule. Lorsque la barge a accosté, et après quelques pas sur le ponton un jeune homme l'attendait, souriait. Ils s'embrassèrent timidement, sans doute un premier rendez-vous ? Ils étaient beaux, j'eus envie de leur dire "soyez heureux" .

Mais je me suis tu.

vendredi, juillet 25, 2008

Mon Premier NU




C'est mon premier nu, intitulé " nu sur fond de machine à laver" parce qu'il y a une machine à laver au fond.

Au premier plan, ce n'est pas un pied (comme l'aurait signalé Magritte).

lundi, juillet 21, 2008

encore des synonymes encore des synonymes encore des synonymes encore


A Mayotte, je n’ai pas amené mes dictionnaires. Ils sont restés à Marseille, dans une énorme caisse marquée du numéro 51A. Dans cette énorme caisse, il y a d’autres caisses plus petites. Dans celle probablement marquée "dictionnaires", il y a mes dictionnaires. Avide comme je le suis, beaucoup.
J’ai racheté ici un premier – je dis premier parce que je suppose qu’il y en aura d’autres – un premier dictionnaire, celui des synonymes.
Je l’ouvre au hasard…
"flottant". Flottant a pour synonyme : mobile, dénoué, ample, fluctuant et hésitant, lesquels à leur tour engendrent d’autres synonymes, parmi lesquels "flottant" si tout va bien. Vérifions si tout va bien. Par exemple "fluctuant" : le dico indique incertain (flottant, hésitant, indécis, indéterminé, irrésolu) et changeant (flottant, inconsistant, instable, mobile, variable). Tout va bien, donc.
Et j’ai appris que ce dictionnaire parle de moi avec précision

Je remarque qu’il n’est nullement question de la caisse 51A. Tiens, "caisse" : boîte, malle et familièrement voiture. A mon avis la boîte est une petite, peut-être toute petite caisse qui va pour "boîte aux trésors", ou bien à secrets. J’en ai, des trésors, j'en ai des secrets et des trésors secrets alors je les mets dans la boîte et la referme doucement.
Ce genre de boîte a besoin de tendresse, on y met le tendre, l’intime et le fragile.
Et je mets dans la malle le moins fragile, le rugueux, le gros et le gras. Remarquez que la malle est bien plus volumineuse que la boîte, parce que chez moi le rugueux domine.
"Caisse" : encore un mot qui parle de moi.

Allons, encore un mot de hasard, "hasard" ? Pourquoi pas.
"Hasard" se synonymise à coïncidence, circonstances (conjoncture), destin (fatalité, sort) et danger (aléas, péril, risque). Il y a, nous dit le dictionnaire des hasards heureux (chance, aubaine, fortune, occasion, coup de bol), d’autres malheureux (accident, malchance, déveine), des choses qui arrivent "par hasard" (accidentelles, aléatoires, fortuites, imprévues, occasionnelles), d’autres "au hasard" (aveuglément, à l’aveuglette, au petit bonheur) et que, enfin, il y a des "si par hasard" (si d’aventure).
C’est vrai que la vie, ma vie en tout cas, est l’œuvre du hasard ; hasard de rencontres (de mes parents pour commencer), des mes rencontres avec des gens, avec des meubles dont témoigne une cicatrice que je cache sous mon menton, avec des microbes dont celui de la scarlatine, j’étais petit mais je « l’ai eu » ou bien est-ce lui qui m’a eu, avec des idées, avec des mots. Que le hasard de ces rencontres, hasard des lieux et du temps ont fabriqué ce que je suis, ce que j’aurais peut-être été quand même mais par un autre chemin. Ou bien j’aurais été autre, avec moins de regrets mais autant de remords (voir ci-dessus, ce qui est caché dans la malle, mis en acte ça fabrique des remords, c’est inévitable).
Hasards heureux ou malheureux ? Les deux, à tour de rôle parfois et souvent les deux à la fois. Et si il arrive que l’un l’emporte sur l’autre, je le sais bien que je n’y suis pour rien, parce que c’est "par hasard".
La seule chose qui n’est pas soumise au hasard dans ma vie ce sera ma mort. Je veux dire, non les circonstances qui peuvent être de hasard elles aussi, mais l’inévitable de la chose exclut absolument cette notion. D’autant que j’ai dépassé les trente trois ans, preuve s’il en était besoin que je ne suis pas le Christ (ça, et le fait que je ne suis plus vierge), que donc je ne ressusciterai pas, que je ne crois pas aux réincarnations ou autres renaissances.
Donc "hasard" est encore un mot qui parle de moi.

Du coup, je regarde mon dictionnaire avec suspicion et un peu d'inquiétude. Raconte t-il ainsi MA vie à tous ses lecteurs ? (il était en rayon au milieu de quatre ou cinq autres tout pareils). De quel droit (d’auteur) étale t-il ainsi MA vie, mes questionnements, mes turpitudes ?

Je regarde la jaquette ("habit", "couverture")… tiens, jaquette! : pour petite Jacques ?
Non, oufffffff ; sur la jaquette est écrit "Le Robert", il parle de Robert, je ne le connais pas mais j’aimerais parce qu’il me ressemble. Quand même, il doit y avoir un mot au moins qui nous dissemble Robert et moi, sinon je serais Robert ou Robert serait moi – je le saurais, il me semble!
Mais… Quel est ce mot ? "Mot" : "terme" (expression, vocable), "lettre" (écrit, message, missive, billet) …
deux paysages rencontrés hier soir, retour de plongée
au dessus de la baie de Chirongui...
et quelque part vers Hamouro

Nota : j'ai décidé que les paysages urbains ou autres, y'en a marre.
A partir de la prochaine fois, je ferai du hard, du torride : mon premier NU.