mercredi, août 28, 2013
La salle défaite
D'un point à un autre le plus court chemin est la ligne droite, à condition d'avoir un plan.
L'invention du GPS est la pire qui soit. Cette chose là détruit tout plaisir de chercher, tous plaisirs de trouver ou de se perdre. Mes plus belles découvertes je les ai faites par hasard. Perdu là où je n'aurais pas dû être, une fois j'ai aimé une femme.
Il y a d'autres terribles inventions qu'il faudrait interdire, les téléphones portables, les baladeurs, les rice cookers, le gel dans les cheveux.
Quand l'écran de l'ordinateur se met en veille, alors 2+2=5 et ça me rassure.
J'ai pas écrit d'histoires depuis longtemps, enfin je ne crois pas. J'ai repris (un peu) les échecs. Je relis Agatha Christie et je trouve l'assassin avant le chapitre VI. Il y a vingt ans, je ne trouvais pas avant le chapitre VII et il y a quarante ans je ne lisais pas Agatha Christie.
Il y a un lien entre toutes choses, aussi éloignées soient elles en apparence : tant qu'on ne considère pas le facteur temps. Celui-ci empêche TOUTES choses d'être définitivement reliées. Tant mieux.
mardi, août 27, 2013
T'a pas des tapas ?
Les vieilles photos font renaître les vieux souvenirs. Les
vieux souvenirs font naître des sentiments d’aujourd’hui, mais vêtus d’une
couleur inattendue.
Je me rappelle cette femme que j’ai aimée, ou plutôt : je me rappelle avoir aimé cette femme.
Je me rappelle ce jour où Jérome n’arrivait pas à attraper le gros ballon, ses bras étaient trop petits.
Je me rappelle le mariage de ces amis (j’ai oublié le prénom du marié).
Je me rappelle cette maison délabrée que j’avais achetée dans les Landes.
Je me rappelle… ça pourrait être un autre que moi tant les événements sont flous, pourtant les émotions sont intactes.
Je me rappelle cette femme que j’ai aimée, ou plutôt : je me rappelle avoir aimé cette femme.
Je me rappelle ce jour où Jérome n’arrivait pas à attraper le gros ballon, ses bras étaient trop petits.
Je me rappelle le mariage de ces amis (j’ai oublié le prénom du marié).
Je me rappelle cette maison délabrée que j’avais achetée dans les Landes.
Je me rappelle… ça pourrait être un autre que moi tant les événements sont flous, pourtant les émotions sont intactes.
" Les pensées sont les ombres de nos émotions –
toujours obscures, plus vides, plus simples que celles-ci" (Le gai savoir,
Nietzsche). C'est classe de citer Nietzche.
Lorsqu’on fait des recherches sur internet au sujet des
pierres précieuses, plus de la moitié des pages trouvées sont consacrées à la
lithothérapie ou à l’énergie qui émanerait ( ?) des dites pierres. Autrement,
ce sont des sites commerciaux ou scientifiques. Un seul évoque leur simple
beauté, pour s’en contenter.
Et bien entendu je ne retrouve pas son adresse.
Et bien entendu je ne retrouve pas son adresse.
samedi, août 24, 2013
Jean a un pantalon en jean
![]() |
un lit |
Il a plu aujourd'hui, fraîcheur.
Hypothèse aux femmes : des vaudou-machines, juste avant l'automne.
Deuxième hypothèse aux femmes : un chat bleu sur un toit de tôle, tôt le matin, plein soleil quand même.
L'Océan me manque, et puis le bruit, la poussière et les couleurs. Et puis, je n'aime pas l'ordre.
Un jour, j'écrirai ça, que l'Océan me manque, et puis le bruit.
Il y a quelques jours, un homme de trente ans
(environ) passait en chantonnant que les "les portes du pénitencier bientôt
vont se fermer".Ce chantant, il passa devant les portes
de l'Office du Tourisme qui, elles, étaient déjà fermées.
vendredi, août 23, 2013
Une valise pleine de poèmes en prose
Je suis passé à Marseille, cet été !
Les journées s'enchaînent, une, une, une autre dans un éternel retour, en route vers la fin du monde. Et pourtant ce matin, un oiseau a volé exactement là où jamais encore un autre oiseau n'avait volé.
Sur le sable d'une plage, il y a longtemps j'avais écrit "bonne année". L'année avait été bonne. Cette année, j'ai écrit dans la terre "bonne année".
J'ai retrouvé au fond d'un ancien disque dur - l'équivalent aujourd'hui des malles de nos grands pères, quelques vieux textes. L'un d'eux s'intitule "petits bonheurs". J'ai ouvert le fichier, il était vide.
"Cette boite à trésors je l’avais serrée si fort, un jour de
soleil. Puis je l’avais posée là et elle m’avait attendu. 62 ans, 7
mois et 3 semaines exactement. Presque une vie.
Le couvercle ne semblait pas rouillé et j’avais la clé dans une de mes poches.
Dans la boîte, il y avait… oh, je ne sais plus.
Je l’ai laissée, fermée. J’ai donné la clé à mon petit fils.
Et puis je suis parti, parce que c’est l’été, parce que je suis léger, parce que je suis vieux, parce que je suis heureux. Parce que !"
Le couvercle ne semblait pas rouillé et j’avais la clé dans une de mes poches.
Dans la boîte, il y avait… oh, je ne sais plus.
Je l’ai laissée, fermée. J’ai donné la clé à mon petit fils.
Et puis je suis parti, parce que c’est l’été, parce que je suis léger, parce que je suis vieux, parce que je suis heureux. Parce que !"
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